L’augmentation mammaire est une intervention de chirurgie esthétique destinée à augmenter le volume des seins, restaurer un volume perdu ou améliorer certaines asymétries mammaires. Elle peut être réalisée à l’aide d’implants mammaires, par transfert de graisse — appelé lipofilling — ou, dans certaines situations, en associant plusieurs techniques.

À Genève, une augmentation mammaire ne devrait pas se résumer au choix d’un volume en centimètres cubes. Le résultat dépend également de la largeur du thorax, de la base du sein, de l’épaisseur des tissus, de la qualité de la peau, de la position des aréoles et du degré éventuel de relâchement.

L’objectif est donc de construire une poitrine proportionnée à la morphologie de chaque patiente.

Pourquoi faire une augmentation mammaire ?

Les motivations sont très diverses.

Certaines femmes présentent naturellement une poitrine peu développée. D’autres souhaitent restaurer un volume perdu après :

  • une grossesse ;
  • un allaitement ;
  • une perte de poids ;
  • des variations hormonales ;
  • le vieillissement.

L’intervention peut également être envisagée pour améliorer une asymétrie entre les deux seins.

Certaines patientes souhaitent une augmentation visible tandis que d’autres recherchent uniquement un résultat discret, avec davantage de galbe dans la partie supérieure de la poitrine.

Ces objectifs doivent être clairement définis avant l’intervention.

À qui s’adresse l’augmentation mammaire ?

Une augmentation mammaire peut être envisagée chez une femme en bonne santé présentant une demande stable et réaliste.

Le chirurgien doit cependant déterminer si l’augmentation de volume est réellement le problème principal.

Une poitrine peut par exemple paraître vide parce qu’elle manque de volume, mais elle peut également présenter une ptose mammaire, c’est-à-dire un affaissement.

Lorsque le sein est fortement tombant, l’ajout d’un implant ne suffit pas toujours. Un lifting mammaire peut alors être nécessaire, seul ou associé à une augmentation.

Quels sont les différents types d’augmentation mammaire ?

Trois grandes approches peuvent être envisagées.

L’augmentation mammaire par implants

Il s’agit de la méthode permettant généralement le changement de volume le plus prévisible.

Une prothèse mammaire est placée dans une loge préparée par le chirurgien.

Le choix de l’implant dépend de nombreux paramètres anatomiques.

Le lipofilling mammaire

Le lipofilling utilise la propre graisse de la patiente.

La graisse est prélevée par liposuccion sur une autre région du corps, préparée puis réinjectée dans les seins.

Cette méthode permet généralement une augmentation plus modérée.

L’augmentation mammaire hybride

Dans certaines situations, un implant peut être complété par une petite quantité de graisse.

Cette approche peut notamment servir à améliorer certaines transitions ou à masquer davantage les contours de l’implant chez certaines patientes.

Comment choisir entre implants et lipofilling ?

Le choix dépend avant tout du résultat recherché.

Les implants permettent généralement :

  • une augmentation plus importante ;
  • un volume relativement prévisible ;
  • davantage de contrôle sur la projection du sein.

Le lipofilling permet :

  • d’utiliser les propres tissus de la patiente ;
  • d’éviter la présence d’un implant ;
  • d’obtenir une augmentation généralement plus modérée ;
  • de remodeler simultanément une zone donneuse grâce à la liposuccion.

Le lipofilling nécessite cependant de disposer d’une quantité suffisante de graisse.

Une partie de la graisse injectée est également naturellement résorbée.

Comment se déroule la première consultation ?

La première consultation est fondamentale.

Le chirurgien commence par écouter la demande de la patiente : souhaite-t-elle davantage de volume, restaurer un décolleté, corriger une asymétrie ou retrouver la poitrine qu’elle avait avant une grossesse ?

Il recueille ensuite les antécédents médicaux et chirurgicaux.

L’examen clinique permet notamment d’évaluer :

  • la largeur du thorax ;
  • la largeur de chaque sein ;
  • le volume existant ;
  • la qualité de la peau ;
  • l’épaisseur des tissus ;
  • la position des mamelons ;
  • la position du sillon sous-mammaire ;
  • les asymétries ;
  • une éventuelle ptose.

Ces informations déterminent les solutions réellement envisageables.

Comment choisir la taille des implants ?

Le choix ne devrait pas commencer par une question du type :

« 300 ou 350 cc ? »

Le volume n’est qu’une caractéristique parmi d’autres.

Deux implants de même volume peuvent avoir des dimensions et des projections très différentes.

Le chirurgien prend notamment en compte :

  • la largeur de la base mammaire ;
  • la largeur du thorax ;
  • la quantité de tissu déjà présente ;
  • l’élasticité cutanée ;
  • le résultat recherché ;
  • la projection souhaitée.

Un implant trop large peut dépasser latéralement du sein.

Un implant trop projeté peut produire un résultat disproportionné.

Un implant trop volumineux peut également exercer davantage de contraintes sur les tissus au fil du temps.

Que signifie le volume en cc ?

Les implants sont généralement décrits en centimètres cubes.

Mais un nombre de cc ne correspond pas directement à une taille de bonnet.

Un même implant peut produire un résultat très différent chez deux femmes.

La morphologie initiale reste déterminante.

Implant rond ou anatomique ?

Les implants peuvent présenter différentes formes.

Implant rond

Il présente une forme globalement circulaire.

Selon son profil et sa position, il peut produire aussi bien un résultat naturel qu’un décolleté plus marqué.

Implant anatomique

Il présente une répartition du volume évoquant davantage la forme d’une goutte.

Son utilisation dépend de la morphologie et des objectifs.

Le choix ne doit pas être basé uniquement sur l’idée que l’un serait systématiquement « naturel » et l’autre « artificiel ».

Le résultat dépend de l’ensemble de la planification.

Qu’est-ce que la projection de l’implant ?

La projection représente la manière dont l’implant avance vers l’avant par rapport à sa base.

À volume comparable, certains implants sont plus larges et moins projetés tandis que d’autres sont plus étroits et davantage projetés.

C’est une donnée essentielle pour adapter le résultat au thorax.

Où peut être placé l’implant ?

Plusieurs positions sont possibles.

Devant le muscle

L’implant est placé derrière la glande mammaire mais devant le muscle pectoral.

Cette solution peut être adaptée lorsque les tissus offrent une couverture suffisante.

Derrière le muscle

Une partie de l’implant est recouverte par le muscle pectoral.

Cette position peut offrir davantage de couverture dans certaines situations, notamment lorsque la patiente possède très peu de tissus.

Dual plane

Le dual plane combine différentes relations entre l’implant, le muscle et le sein.

Il permet notamment au chirurgien d’adapter la couverture de la prothèse et la forme de la partie inférieure du sein.

Il n’existe cependant pas une position universellement supérieure aux autres.

Où sont placées les cicatrices ?

Plusieurs voies d’abord existent.

Dans le sillon sous-mammaire

L’incision est située dans le pli naturel sous le sein.

C’est une voie fréquemment utilisée car elle permet un bon contrôle de la loge de l’implant.

Autour de l’aréole

L’incision peut parfois être positionnée à la jonction entre l’aréole et la peau.

Au niveau de l’aisselle

Certaines techniques utilisent une incision axillaire.

Le choix dépend notamment de la technique, de l’anatomie et de l’expérience du chirurgien.

Les cicatrices disparaissent-elles ?

Non.

Toute incision chirurgicale laisse une cicatrice.

Elle peut devenir discrète avec le temps mais ne disparaît jamais complètement.

L’évolution se poursuit généralement pendant plusieurs mois.

Comment préparer l’opération ?

Une consultation préopératoire permet d’organiser l’intervention.

Selon la situation, le chirurgien peut demander différents examens ou bilans.

Il faut lui signaler :

  • tous les médicaments ;
  • les compléments alimentaires ;
  • les allergies ;
  • les opérations précédentes ;
  • les problèmes de coagulation ;
  • les antécédents mammaires ;
  • les éventuels examens radiologiques récents.

Il ne faut jamais arrêter spontanément un traitement prescrit.

Le tabagisme doit également être discuté car il peut augmenter certains risques chirurgicaux et perturber la cicatrisation.

Que se passe-t-il le jour de l’opération ?

Avant l’intervention, le chirurgien vérifie une dernière fois le projet avec la patiente.

Des dessins préopératoires sont généralement réalisés en position debout.

Ils permettent de repérer :

  • le sillon mammaire ;
  • la position des seins ;
  • certaines asymétries ;
  • les limites de la future loge.

La patiente rencontre également l’équipe d’anesthésie selon l’organisation prévue.

Quelle anesthésie est utilisée ?

L’augmentation mammaire avec implants est généralement réalisée sous anesthésie générale.

Les modalités exactes dépendent toutefois de l’intervention et de l’équipe médicale.

Comment se déroule l’opération ?

Après l’anesthésie, le chirurgien réalise l’incision prévue.

Il crée ensuite une loge destinée à recevoir l’implant.

Cette loge doit être parfaitement adaptée aux dimensions prévues de la prothèse.

Le chirurgien vérifie :

  • la position ;
  • la symétrie ;
  • la hauteur ;
  • la projection ;
  • la relation entre les deux seins.

Les implants sont ensuite positionnés et les incisions refermées.

Combien de temps dure l’intervention ?

Une augmentation mammaire simple dure généralement moins longtemps qu’une intervention combinant augmentation et lifting.

La durée dépend notamment :

  • de la technique ;
  • de la morphologie ;
  • des éventuelles asymétries ;
  • des gestes associés.

Peut-on rentrer chez soi le même jour ?

Certaines interventions sont réalisées en chirurgie ambulatoire.

Dans d’autres situations, une surveillance plus longue peut être proposée.

La décision dépend du type d’opération, de l’anesthésie et de l’état de la patiente.

Être bien dans sa peau, c’est s’accepter, s’aimer et respirer par tout son corps . Paule Salomon

Comment se passent les premières heures ?

Une sensation de tension importante est fréquente.

La poitrine peut sembler très haute, ferme et gonflée.

Ce résultat immédiat n’est absolument pas le résultat définitif.

Les tissus doivent progressivement se détendre et l’œdème diminuer.

L’augmentation mammaire est-elle douloureuse ?

La douleur varie considérablement selon les patientes et les techniques.

Les premiers jours peuvent comporter :

  • tension ;
  • douleurs musculaires ;
  • gêne pour certains mouvements ;
  • sensation de pression ;
  • gonflement.

Un traitement antalgique est généralement prescrit.

La douleur doit progressivement diminuer.

Une douleur brutale ou anormalement importante doit être signalée à l’équipe médicale.

Pourquoi les seins semblent-ils très hauts au début ?

Après l’intervention, les tissus sont gonflés et relativement tendus.

Les implants peuvent donc paraître initialement plus hauts que prévu.

Au cours des semaines suivantes, la poitrine évolue progressivement.

Il ne faut pas juger le résultat durant les premiers jours.

Pourquoi les deux seins peuvent-ils évoluer différemment ?

Parce que le corps n’est jamais parfaitement symétrique.

L’œdème peut également être différent entre les deux côtés.

Un sein peut donc paraître légèrement plus haut, plus gonflé ou plus tendu pendant une partie de la récupération.

Une asymétrie importante ou brutale doit néanmoins être signalée au chirurgien.

Faut-il porter un soutien-gorge postopératoire ?

Le chirurgien peut prescrire un soutien-gorge ou un vêtement spécifique pendant la récupération.

La durée dépend de sa technique et de la situation de la patiente.

Il convient de suivre précisément les consignes données plutôt que d’appliquer un protocole trouvé sur Internet.

Peut-on dormir sur le côté ?

Les premières semaines, certaines positions peuvent être déconseillées.

De nombreux chirurgiens recommandent initialement de dormir sur le dos.

La reprise du sommeil sur le côté ou sur le ventre doit être adaptée à la récupération et aux recommandations de l’équipe opératoire.

Quand reprendre le travail ?

Cela dépend beaucoup du métier.

Un travail administratif peut généralement être repris plus rapidement qu’un emploi nécessitant :

  • port de charges ;
  • mouvements répétés des bras ;
  • travail physique ;
  • efforts importants.

Une période de récupération doit être prévue avant l’intervention.

Quand peut-on conduire ?

La conduite doit être reprise lorsque la patiente peut effectuer tous les mouvements nécessaires sans douleur importante et sans médicament susceptible de diminuer la vigilance.

Quand peut-on lever les bras ?

Les mouvements sont généralement repris progressivement.

Il faut éviter de forcer pendant la phase initiale.

Le chirurgien précise les limitations adaptées à sa technique.

Quand peut-on reprendre le sport ?

La reprise est progressive.

La marche légère peut généralement être reprise relativement tôt.

Les activités sollicitant fortement les pectoraux, les bras ou la poitrine nécessitent davantage de temps.

La musculation, la course et les sports intensifs ne doivent pas être repris avant l’autorisation du chirurgien.

Quand voit-on le résultat définitif ?

Le résultat évolue pendant plusieurs mois.

Au début, les seins peuvent être :

  • gonflés ;
  • fermes ;
  • relativement hauts ;
  • légèrement asymétriques.

Progressivement, l’œdème diminue et les tissus s’assouplissent.

Il faut donc distinguer le résultat postopératoire immédiat du véritable résultat esthétique.

Comment obtenir un résultat naturel ?

Un résultat naturel dépend principalement de la cohérence entre l’implant et la morphologie.

Le chirurgien doit notamment prendre en compte :

  • le thorax ;
  • la largeur des seins ;
  • la peau ;
  • les tissus disponibles ;
  • la projection ;
  • la position de l’implant ;
  • le volume choisi.

Le résultat naturel n’est donc pas obligatoirement obtenu avec un petit implant.

Il est obtenu avec un implant adapté au corps de la patiente.

Peut-on choisir une poitrine très volumineuse ?

Techniquement, plusieurs volumes peuvent parfois être envisagés.

Mais la capacité des tissus impose des limites.

Un volume très important peut augmenter certaines contraintes :

  • étirement de la peau ;
  • visibilité ou palpabilité des implants ;
  • descente progressive des seins ;
  • modification du sillon ;
  • difficultés lors d’une éventuelle chirurgie ultérieure.

Le chirurgien peut donc déconseiller un volume considéré comme disproportionné.

Peut-on corriger une asymétrie mammaire ?

Souvent, oui.

Mais une symétrie parfaite ne peut jamais être garantie.

Les deux seins peuvent différer par :

  • leur volume ;
  • leur largeur ;
  • leur hauteur ;
  • la position des mamelons ;
  • leur forme.

Le chirurgien peut éventuellement utiliser des implants de dimensions différentes ou proposer des gestes complémentaires.

Une augmentation mammaire remonte-t-elle les seins ?

Un implant peut améliorer le remplissage d’un sein légèrement vidé.

En revanche, il ne remplace pas toujours un lifting mammaire.

Lorsque le mamelon se trouve très bas ou que la peau est fortement relâchée, une mastopexie peut être nécessaire.

Peut-on associer augmentation et lifting mammaire ?

Oui.

Cette intervention permet simultanément :

  • d’augmenter le volume ;
  • de retirer un excès de peau ;
  • de repositionner le sein ;
  • de remonter l’aréole.

Elle est cependant plus complexe qu’une augmentation mammaire simple et entraîne généralement davantage de cicatrices.

Les implants mammaires sont-ils définitifs ?

Il est préférable de considérer les implants comme des dispositifs nécessitant une surveillance à long terme.

Cela ne signifie pas qu’ils doivent automatiquement être remplacés après un nombre précis d’années.

Une patiente peut conserver ses implants pendant longtemps si tout va bien.

Mais une nouvelle intervention peut devenir nécessaire au cours de la vie en raison d’une complication, d’une modification du sein ou simplement d’un changement de souhait esthétique.

Faut-il changer les implants tous les dix ans ?

Pas automatiquement.

L’idée selon laquelle tous les implants doivent impérativement être changés à dix ans est trop simpliste.

Le suivi dépend du type d’implant, de son évolution et de la situation clinique.

Peut-on faire une mammographie avec des implants ?

Oui.

Il est essentiel d’informer le centre de radiologie de la présence d’implants mammaires afin que l’examen soit adapté.

Les recommandations de dépistage mammaire restent importantes.

Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?

De nombreuses femmes peuvent allaiter après une augmentation mammaire.

Cependant, aucune chirurgie mammaire ne permet de garantir à l’avance qu’un allaitement sera possible.

La voie d’abord, les gestes réalisés et l’anatomie initiale peuvent notamment avoir une influence.

Un projet de grossesse doit donc être discuté avant l’opération.

Une grossesse abîme-t-elle le résultat ?

Une grossesse peut modifier la poitrine indépendamment de la présence d’implants.

Les seins peuvent augmenter de volume puis perdre une partie de leur remplissage après la grossesse ou l’allaitement.

La peau peut également se distendre.

Cela peut modifier le résultat esthétique obtenu précédemment.

La sensibilité des mamelons peut-elle changer ?

Oui.

Une diminution ou une augmentation temporaire de la sensibilité est possible après une chirurgie mammaire.

Dans certains cas, une modification peut persister.

Ce risque doit être expliqué avant l’intervention.

Quels sont les principaux risques ?

Une augmentation mammaire reste une chirurgie et comporte donc des risques.

Parmi les complications possibles figurent notamment :

  • saignement ;
  • hématome ;
  • infection ;
  • problème de cicatrisation ;
  • asymétrie ;
  • modification de sensibilité ;
  • déplacement de l’implant ;
  • rotation de certains implants ;
  • visibilité ou palpabilité de l’implant ;
  • plis perceptibles ;
  • rupture de l’implant ;
  • coque capsulaire ;
  • résultat esthétique insatisfaisant ;
  • nécessité d’une intervention secondaire.

D’autres complications plus rares existent et doivent être expliquées individuellement par le chirurgien.

Qu’est-ce qu’une coque autour d’un implant ?

Lorsqu’un implant est placé dans le corps, celui-ci forme naturellement une membrane cicatricielle autour de lui.

Cette capsule est normale.

Dans certaines situations, elle peut devenir anormalement épaisse ou se contracter.

On parle alors de contracture capsulaire ou de coque.

Elle peut modifier la forme du sein, le rendre plus ferme et parfois provoquer une douleur.

Un implant peut-il se rompre ?

Oui.

Comme tout dispositif médical, un implant peut se détériorer.

Une rupture ne produit pas nécessairement des symptômes immédiatement perceptibles.

C’est notamment pourquoi le suivi à long terme est important.

Qu’est-ce que le rippling ?

Le rippling correspond à des plis ou ondulations de l’implant pouvant devenir visibles ou palpables sous la peau.

Il est notamment favorisé lorsque les tissus couvrant l’implant sont très fins.

Le choix du dispositif et de sa position doit donc être adapté à l’épaisseur des tissus.

Quels symptômes nécessitent de contacter rapidement le chirurgien ?

Après l’intervention, il faut suivre les instructions données par l’équipe médicale.

Il convient notamment de signaler rapidement :

  • une douleur brutalement croissante ;
  • un sein qui augmente rapidement de volume ;
  • une forte asymétrie apparaissant brutalement ;
  • une fièvre ;
  • une rougeur importante ;
  • un écoulement inhabituel ;
  • une cicatrice qui s’ouvre ;
  • un malaise important.

Une difficulté respiratoire, une douleur thoracique importante ou un malaise sévère nécessitent une prise en charge médicale urgente.

Peut-on retirer ses implants plus tard ?

Oui.

Une patiente peut décider de retirer ses implants.

Cependant, la poitrine ne reprend pas nécessairement exactement son aspect initial.

La peau et les tissus ont pu évoluer avec :

  • le temps ;
  • le volume de l’implant ;
  • les grossesses ;
  • les variations de poids ;
  • le vieillissement.

Un lifting mammaire peut parfois être proposé lors du retrait.

Peut-on remplacer ses implants par du lipofilling ?

Dans certaines situations, oui.

Une partie du volume peut éventuellement être restaurée avec la graisse de la patiente après retrait des implants.

Le résultat dépend toutefois du volume recherché, de la quantité de graisse disponible et de la capacité du sein à recevoir cette graisse.

Combien coûte une augmentation mammaire à Genève ?

Le prix dépend de nombreux éléments :

  • chirurgien ;
  • clinique ;
  • implants utilisés ;
  • anesthésie ;
  • durée opératoire ;
  • éventuels gestes associés ;
  • suivi postopératoire.

Un devis précis ne peut être établi qu’après consultation.

Le prix ne devrait cependant jamais être le seul critère de choix pour une intervention impliquant un dispositif implantable et un suivi potentiellement très long.

L’assurance maladie rembourse-t-elle l’augmentation mammaire ?

Une augmentation réalisée uniquement pour une demande esthétique n’est généralement pas prise en charge par l’assurance obligatoire.

Certaines situations reconstructrices ou médicales spécifiques répondent à des critères différents et doivent être évaluées individuellement.

Comment choisir son chirurgien à Genève ?

La qualification et l’expérience en chirurgie mammaire doivent être prioritaires.

Pendant la consultation, la patiente doit comprendre :

  • pourquoi une technique est proposée ;
  • pourquoi un certain volume est conseillé ;
  • où sera placé l’implant ;
  • où seront les cicatrices ;
  • quels dispositifs seront utilisés ;
  • quels sont leurs avantages et leurs limites ;
  • comment sera organisé le suivi ;
  • qui contacter en cas de complication.

Les implants doivent également être parfaitement traçables et leurs références doivent pouvoir être retrouvées dans le dossier médical.

Quelles questions poser au chirurgien ?

Avant de prendre une décision, il est utile de demander :

  • Quelle technique est la plus adaptée à ma poitrine ?
  • Ai-je réellement besoin d’implants ?
  • Le lipofilling est-il envisageable dans mon cas ?
  • Ai-je également besoin d’un lifting mammaire ?
  • Quelle largeur d’implant convient à mon thorax ?
  • Quel volume me conseillez-vous et pourquoi ?
  • Quel niveau de projection est adapté ?
  • Où l’implant sera-t-il placé ?
  • Où seront situées les cicatrices ?
  • Quel implant utilisez-vous ?
  • Comment sa traçabilité est-elle assurée ?
  • Quels sont les risques particuliers dans mon cas ?
  • Quelle récupération dois-je prévoir ?
  • Quand pourrai-je reprendre mon travail ?
  • Quand pourrai-je refaire du sport ?
  • Comment le suivi des implants sera-t-il organisé à long terme ?
  • Que se passe-t-il si une complication survient ?
  • Qui puis-je contacter en dehors des heures d’ouverture ?
  • Dans quelles circonstances faudrait-il envisager une nouvelle opération ?

Peut-on regretter d’avoir choisi une taille trop petite ou trop grande ?

Oui.

C’est précisément pourquoi le choix du volume doit être approfondi avant l’opération.

Une patiente peut initialement souhaiter un volume très important puis constater qu’il s’intègre mal à sa morphologie.

À l’inverse, une demande extrêmement prudente peut conduire à un changement jugé insuffisant.

Le dialogue avec le chirurgien sert à trouver un équilibre entre le souhait de la patiente et les contraintes anatomiques.

Faut-il montrer des photos au chirurgien ?

Cela peut être utile pour expliquer ce que l’on considère comme :

  • naturel ;
  • volumineux ;
  • projeté ;
  • discret ;
  • trop artificiel.

Mais une photographie ne doit jamais être considérée comme un résultat reproductible à l’identique.

Chaque poitrine possède une anatomie différente.

Peut-on obtenir exactement le même résultat qu’une autre patiente ?

Non.

Même avec le même chirurgien, le même implant et le même volume, le résultat peut être très différent.

La poitrine finale dépend de la structure initiale :

  • peau ;
  • glande ;
  • thorax ;
  • mamelon ;
  • sillon ;
  • asymétries ;
  • épaisseur des tissus.

Comment savoir si le résultat sera naturel ?

Il faut surtout vérifier que le projet respecte la morphologie.

Un résultat harmonieux repose généralement davantage sur les proportions que sur le volume lui-même.

Un chirurgien qui refuse un implant qu’il estime trop large ou trop lourd pour les tissus ne limite pas nécessairement la patiente : il peut chercher à prévenir un résultat disproportionné ou une évolution défavorable.

Ce qu’il faut retenir avant une augmentation mammaire à Genève

L’augmentation mammaire est une intervention très personnalisée.

Il ne suffit pas de choisir une taille de bonnet ou un nombre de centimètres cubes. Le chirurgien doit analyser la poitrine dans son ensemble afin de déterminer la technique, les dimensions et la position les plus cohérentes.

Il faut également envisager l’intervention dans la durée. Les implants nécessitent une surveillance et une nouvelle chirurgie peut être nécessaire un jour, même lorsque le résultat initial est excellent.

Enfin, la consultation doit permettre à la patiente de comprendre non seulement ce qui peut être obtenu, mais également les limites, les cicatrices, les risques et les conséquences à long terme de son choix.

Ce guide fournit une information générale et ne remplace pas une consultation avec un chirurgien qualifié.

Pour approfondir : Augmentation mammaire à Genève – Metaesthetics