Lexique rachat or

Lexique rachat or

Un tiroir peut contenir une chaîne cassée, deux alliances, une pièce d’or et une montre ancienne. Ces objets ont un point commun : ils peuvent contenir de l’or. Pourtant, ils ne s’estiment pas tous de la même manière. Une chaîne endommagée sera peut-être valorisée surtout pour son métal, tandis qu’une pièce rare ou une montre recherchée pourra intéresser un acheteur pour l’objet lui-même.

Pour comprendre une offre de rachat, quatre questions reviennent toujours : quel est l’objet, combien pèse la partie concernée, quelle quantité d’or contient-elle et possède-t-elle une autre valeur que celle du métal ? Ce lexique vous aide à suivre chaque étape.

Le vocabulaire de la pureté de l’or

Or pur
Or considéré sans ajout d’autres métaux. Il sert de référence pour mesurer la teneur en or d’un alliage. Dans la pratique, les bijoux destinés à être portés sont souvent fabriqués avec de l’or mélangé à d’autres métaux.

Or fin
Quantité d’or pur contenue dans l’objet examiné. C’est l’une des données les plus utiles pour comprendre un prix lié au métal. Un bijou de 20 grammes ne contient 20 grammes d’or fin que s’il est entièrement constitué d’or pur, sans pierre ni autre composant.

Alliage
Mélange de plusieurs métaux. Dans un bijou en or, les autres métaux peuvent agir sur la résistance, la couleur et la facilité de fabrication. L’alliage explique pourquoi le poids d’une bague et son poids d’or fin sont généralement différents.

Titre
Proportion de métal précieux pur dans un alliage, exprimée en millièmes. Un titre de 750 signifie que 750 millièmes de l’alliage sont constitués d’or, soit 75 %. Le titre concerne l’alliage analysé : si un objet comprend aussi une pierre ou une partie en acier, ces éléments doivent être considérés séparément.

Carat
Pour l’or, unité exprimant la pureté sur une base de 24. Ainsi, 18 carats correspondent à 18 parts d’or sur 24. Le même mot sert aussi à exprimer le poids d’une pierre précieuse ; dans ce cas, il ne renseigne pas sur la pureté de l’or.

Or 9 carats — 375 millièmes
Alliage composé de 37,5 % d’or fin. Sur un bijou de 10 grammes entièrement constitué de cet alliage, la quantité théorique d’or fin est de 3,75 grammes.

Or 14 carats — 585 millièmes
Alliage composé de 58,5 % d’or fin. À poids égal, il contient davantage d’or qu’un alliage à 375 millièmes et moins qu’un alliage à 750 millièmes.

Or 18 carats — 750 millièmes
Alliage composé de 75 % d’or fin. Pour 10 grammes de cet alliage, la quantité théorique d’or fin est de 7,5 grammes. Ce calcul suppose que les 10 grammes correspondent bien à l’alliage d’or, sans pierre ni autre matériau inclus dans la pesée.

Or 24 carats
Expression courante pour désigner un or très pur. Elle ne dispense pas de lire le titre exact d’un lingot ou d’une autre pièce. Le marquage 999, par exemple, indique 999 millièmes d’or fin.

Millième
Unité utilisée pour exprimer le titre. Au lieu de dire « 75 % d’or », on peut dire « 750 millièmes ». Les deux formulations décrivent la même proportion.

Or jaune
Alliage à l’aspect jaune. Sa teinte peut varier d’un objet à l’autre sans que cela traduise automatiquement une différence de titre. Une couleur éclatante ne remplace jamais une vérification.

Or blanc
Alliage d’or dont la couleur est claire. Certains bijoux possèdent aussi un revêtement de rhodium qui modifie leur aspect de surface. Un bijou en or blanc n’est pas moins « en or » qu’un bijou en or jaune si leur titre est identique.

Or rose et or rouge
Alliages dont la couleur tire vers le rose ou le rouge, notamment en raison de leur composition. Ces noms décrivent une apparence. Pour connaître leur teneur en or, il faut déterminer leur titre.

Or massif
Expression qui désigne généralement un ouvrage fait d’un alliage d’or, par opposition à un objet dont seul le revêtement est doré. Une bague en or massif 18 carats reste un alliage composé de 75 % d’or : « massif » ne signifie pas « pur ».

Plaqué or
Objet fabriqué dans un métal de base puis recouvert d’or. Il peut avoir une belle finition et un poids élevé, sans contenir une quantité d’or comparable à celle d’un bijou en or massif.

Doré à l’or fin
Indication qui décrit un revêtement contenant de l’or. Elle ne veut pas dire que l’objet entier est en or fin. Pour une vente, il faut distinguer la couche de surface du matériau principal.

Argent doré
Objet en argent recouvert d’or. Même si toute sa surface paraît dorée, son corps est en argent. Un examen de ses marques et de sa composition permet d’éviter de confondre sa valeur avec celle d’un objet en or massif.

Or dentaire
Métal provenant de certains travaux dentaires. Sa composition peut varier considérablement selon la pièce. La couleur ou la forme ne suffisent pas à déterminer sa teneur en or.

Les poinçons et les indications visibles

Indication de titre
Chiffre apposé sur un ouvrage pour indiquer la proportion annoncée de métal précieux. Les nombres 375, 585 et 750 sont des exemples fréquents pour l’or. Ils donnent une première information, que l’état et l’authenticité de l’objet peuvent conduire à vérifier.

Poinçon
Petite marque frappée ou gravée sur un objet. Le mot est souvent utilisé de manière générale, alors qu’il existe plusieurs sortes de marques. Lorsqu’un acheteur montre un poinçon, demandez ce qu’il permet précisément d’identifier.

Poinçon de maître
Marque liée au responsable de la composition et de la désignation de l’ouvrage. Elle se distingue de l’indication chiffrée du titre.

Poinçon officiel
Marque associée à un contrôle officiel. En Suisse, les boîtes de montre en métaux précieux sont soumises à un contrôle et à un poinçonnement officiels obligatoires. Pour d’autres ouvrages en métaux précieux, le poinçonnement officiel est en principe facultatif.

Poinçon usé
Marque devenue difficile à lire à cause de l’usage, d’un polissage ou de l’âge de l’objet. Le fait de ne plus distinguer tous les caractères ne suffit pas à établir le titre : il faut examiner le métal.

Absence de poinçon visible
Situation fréquente lorsque la marque est très petite, placée près d’un fermoir ou devenue illisible. L’absence de marque repérée à l’œil nu ne prouve ni que l’objet est authentique ni qu’il est faux.

Faux poinçon
Marque destinée à faire croire qu’un objet possède une origine ou un titre qu’il n’a pas. C’est l’une des raisons pour lesquelles le marquage et la composition réelle doivent être appréciés ensemble.

Poinçon étranger
Marque utilisée dans un autre pays. Son apparence et sa signification peuvent différer des marquages auxquels un vendeur suisse est habitué. Il faut l’identifier avant d’en tirer une conclusion.

Bijou réparé
Bijou dont une partie a été soudée, changée ou ajoutée. Une ancienne réparation peut introduire un métal différent. Sur une pièce composée de plusieurs éléments, la marque présente sur un seul élément ne renseigne pas nécessairement sur l’ensemble.

Bijou transformé
Ancien objet modifié pour devenir un autre bijou : broche transformée en pendentif, bague agrandie ou chaîne recomposée. Son histoire et sa composition méritent d’être examinées avant une estimation globale.

Le Contrôle des métaux précieux de la Confédération donne aussi des conseils pratiques aux personnes qui envisagent de vendre de l’or usagé :

https://www.bazg.admin.ch/fr/conseils-vente-or

Les méthodes d’examen et leurs limites

Examen visuel
Observation des marques, de la couleur, de l’usure, des soudures et des différentes parties de l’objet. Il permet souvent de repérer qu’une bague contient une pierre ou qu’un bracelet réunit plusieurs matériaux. C’est une première étape, pas une mesure définitive de la pureté.

Pierre de touche
Support sur lequel une petite trace de métal peut être déposée par frottement. Le professionnel examine ensuite cette trace à l’aide d’un réactif. Si l’objet a une valeur sentimentale ou une finition fragile, vous pouvez demander à quel endroit le test sera effectué.

Test à l’acide
Méthode de vérification employant des réactifs. Elle aide à apprécier la nature du métal, mais un objet plaqué ou constitué de plusieurs couches peut demander des contrôles complémentaires.

Analyse XRF
Analyse par fluorescence X donnant des informations sur la composition de la zone examinée. Elle présente un intérêt pour identifier les métaux présents. Comme elle renseigne sur la surface mesurée, son résultat doit être interprété avec précaution si l’objet est plaqué ou hétérogène.

Essai
Opération destinée à déterminer le titre d’un métal précieux. Pendant un rendez-vous, ce terme peut être utilisé pour parler d’un test de reconnaissance. Dans certaines activités de fonte et de contrôle, il désigne des opérations soumises à des règles professionnelles spécifiques.

Analyse destructive
Contrôle qui nécessite de prélever ou d’altérer une partie de la matière. Si une méthode de ce type est envisagée pour un objet auquel vous tenez, demandez en quoi elle consiste avant de donner votre accord.

Authentification
Démarche visant à confirmer qu’un objet correspond bien à sa description : véritable pièce d’or, bijou d’une maison donnée ou montre du modèle annoncé. L’authentification peut avoir autant d’effet sur une offre que la mesure du métal.

Expertise de bijou
Évaluation prenant en compte l’objet au-delà de sa teneur en or : fabrication, époque, signature, état et pierres. Elle est particulièrement utile lorsqu’un bijou pourrait être revendu comme pièce de joaillerie.

Expertise numismatique
Examen d’une pièce de monnaie en tant qu’objet de collection. Il s’intéresse notamment à son identification, à son état et à sa rareté, en plus du métal qu’elle contient.

Expertise horlogère
Examen d’une montre portant sur son modèle, son authenticité, son état et son fonctionnement. Une montre en or peut avoir une valeur commerciale sans rapport direct avec le seul poids de son boîtier.

Une bourse d’or me paraît toujours un argument sans réplique. Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais 

Peser correctement les objets

Poids brut
Poids de l’objet complet. Dans une bague sertie, il comprend la monture et la pierre. Dans une montre, il comprend également des parties telles que le mouvement et le verre.

Poids net du métal retenu
Poids attribué à la partie métallique concernée par l’estimation. S’il est inférieur au poids brut, demandez quels composants ont été exclus et de quelle manière leur poids a été évalué.

Poids d’or fin
Quantité théorique d’or pur contenue dans le poids d’alliage retenu. On l’obtient en multipliant ce poids par le titre exprimé sous forme décimale. Exemple : 8 grammes d’alliage 750 × 0,750 = 6 grammes d’or fin.

Pesée à l’unité
Pesée de chaque objet séparément. Elle facilite la compréhension du prix proposé pour une alliance, une chaîne ou un pendentif.

Pesée par catégorie
Regroupement d’objets comparables, par exemple plusieurs fragments confirmés au même titre. Pour que le calcul reste clair, il faut savoir quels objets composent chaque catégorie.

Pesée par lot
Pesée d’un ensemble d’objets. Elle devient difficile à interpréter si le lot rassemble des titres différents ou des objets dont certaines parties ne sont pas en or.

Balance homologuée
Balance répondant aux exigences applicables à son usage commercial. Vous pouvez demander à voir la pesée et à connaître le poids effectivement retenu dans l’offre.

Pierre à déduire
Pierre dont le poids est compris dans celui du bijou, sans faire partie de l’alliage d’or. Selon l’objet, il faut apprécier séparément son poids et son éventuelle valeur.

Fermoir
Pièce servant à fermer une chaîne ou un bracelet. Sa composition peut être différente de celle du reste du bijou, en particulier s’il a été remplacé.

Bijou creux
Bijou dont la forme donne une impression de volume sans être entièrement rempli de métal. Il peut paraître imposant et rester relativement léger. L’apparence extérieure n’est donc pas un moyen fiable d’en déduire le poids d’or.

Objet multimétal
Objet associant plusieurs métaux, précieux ou non. Son estimation exige d’identifier les différentes parties avant d’appliquer un prix à son poids total.

Lire un prix sans confondre les chiffres

Cours de l’or
Prix de référence de l’or sur un marché à un moment donné. Il peut être indiqué en francs suisses ou dans une autre devise, par gramme ou par once. Un chiffre trouvé en ligne n’est comparable à une offre qu’après avoir vérifié son unité et ce qu’il représente.

Once troy
Unité utilisée pour coter les métaux précieux sur les marchés internationaux. Si vous comparez un cours exprimé par once avec un objet pesé en grammes, une conversion est nécessaire.

Prix par gramme d’or fin
Montant calculé pour un gramme d’or pur. Il ne correspond pas directement au prix d’un gramme de bague en 18 carats, puisqu’une partie de l’alliage de cette bague n’est pas de l’or.

Prix par gramme d’alliage
Montant annoncé pour un gramme de métal à un titre donné. Il faut connaître ce titre et vérifier si le prix s’applique au poids brut de l’objet ou au poids métallique retenu.

Valeur théorique du métal
Repère obtenu à partir du poids d’or fin et d’un cours. Il peut vous aider à suivre le calcul, sans constituer le prix auquel un professionnel s’engage à acheter l’objet.

Prix de rachat
Somme effectivement proposée pour la vente. Une offre peut porter sur un objet précis ou sur un lot. Ce prix mérite d’être lu avec son détail : titre, poids et éventuelle valeur de collection.

Décote
Écart entre une valeur utilisée comme référence et une offre. Avant d’en tirer une conclusion, demandez de quelle référence on parle. Le prix payé autrefois pour un bijou neuf, la valeur actuelle de son métal et son prix de revente comme bijou sont trois choses différentes.

Frais de traitement
Coûts associés, selon les cas, au tri, à l’analyse, à la fonte ou à l’affinage. L’important pour le vendeur est de connaître le montant final proposé et de savoir si des frais supplémentaires pourraient en être déduits.

Fonte
Opération qui transforme les objets en métal fondu. Les bijoux endommagés ou les débris peuvent être valorisés en vue d’une fonte lorsqu’ils ne présentent pas d’intérêt particulier comme objets finis.

Affinage
Traitement permettant de séparer et purifier les métaux d’un alliage. La quantité récupérée dépend de la composition du métal traité.

Offre à l’unité
Prix indiqué pour un objet particulier. Elle permet, par exemple, de distinguer la proposition faite pour une chaîne cassée de celle faite pour une montre ou un Vreneli.

Offre globale
Montant unique annoncé pour plusieurs objets. Elle est plus facile à évaluer si l’acheteur vous explique ce qu’il a retenu pour chaque partie du lot.

Les bijoux que l’on présente souvent au rachat

Alliance
Bague qui peut comporter une gravure et qui possède parfois une forte valeur sentimentale. Son estimation métallique repose sur son poids et son titre ; sa décision de vente, elle, vous appartient et peut demander davantage de réflexion.

Chaîne cassée
Bijou endommagé qui conserve une valeur liée à son métal. Vérifiez si son fermoir ou certains maillons ont été remplacés, car toutes les parties ne sont pas nécessairement du même alliage.

Boucle d’oreille dépareillée
Boucle vendue sans sa paire. Elle peut être estimée pour son métal, mais une signature, une pierre ou une fabrication particulière peuvent aussi présenter un intérêt.

Bague sertie
Bague ornée d’une ou plusieurs pierres. Une estimation compréhensible sépare la question du métal de celle des pierres, puis examine si la bague complète possède une valeur propre.

Bijou ancien
Objet dont l’époque et la fabrication peuvent intéresser un amateur. Le traiter uniquement comme de l’or à fondre risque de négliger son style ou son histoire.

Bijou signé
Objet attribué à un créateur ou à une maison. L’authenticité de la signature et l’état du bijou comptent dans son évaluation. Il peut être utile d’apporter la facture, l’écrin ou tout autre document conservé avec lui.

Débris d’or
Fragments de bijoux, petits morceaux, fermoirs ou éléments isolés. Ils peuvent être réunis pour une évaluation du métal, à condition de vérifier que leur composition est comparable.

Or pour la fonte
Expression indiquant que l’objet est principalement considéré pour la matière qu’il contient. Elle s’applique souvent à des bijoux cassés, mais ne devrait pas être décidée sans examen lorsqu’un objet semble ancien, signé ou recherché.

Pièces, lingots et montres : d’autres critères entrent en jeu

Pièce d’or
Monnaie contenant de l’or. Son poids et son titre comptent, mais son identification précise est tout aussi importante si elle intéresse les collectionneurs.

Vreneli
Nom donné à des pièces d’or suisses. Un Vreneli ne devrait pas être estimé sur la seule impression qu’il « pèse quelques grammes d’or » : sa version et son état peuvent influencer l’offre.

Valeur numismatique
Valeur d’une monnaie comme pièce de collection. Elle peut dépasser sa valeur métallique lorsque certains exemplaires sont recherchés.

Médaille en or
Objet frappé qui ressemble parfois à une pièce, sans être nécessairement une monnaie. Son titre, son poids et son éventuel intérêt de collection doivent être examinés.

Lingot d’or
Produit dont le poids et le titre sont indiqués. Les marquages et les documents associés peuvent aider à l’identifier. Si vous possédez son certificat ou son emballage d’origine, présentez-les avec lui.

Certificat
Document qui accompagne certains lingots, bijoux, pierres ou montres. Il peut apporter des renseignements utiles, à condition que ses références correspondent effectivement à l’objet.

Montre en or
Montre comprenant des éléments en or, sans que toutes ses parties le soient. Le mouvement, le cadran et le verre ne deviennent pas de l’or parce qu’ils sont contenus dans un boîtier en or. La marque et le modèle peuvent aussi représenter une part importante du prix.

État de conservation
État dans lequel se trouve un objet : usure, réparations, fonctionnement d’une montre ou aspect d’une pièce. Il joue généralement un rôle plus important pour un objet revendu tel quel que pour un bijou destiné à la fonte.

Provenance
Informations sur l’origine de l’objet. Une facture, un écrin, un certificat ou des documents transmis avec une succession peuvent faciliter l’identification d’un bijou ou d’une montre.

Le déroulement d’un rachat en Suisse

Acheteur professionnel
Personne ou entreprise qui achète des métaux précieux dans le cadre de son activité. Pour l’achat par métier de métaux précieux usagés, des obligations suisses d’enregistrement ou de patente s’appliquent lorsque les conditions réglementaires sont réunies.

Estimation
Examen des objets suivi, éventuellement, d’une proposition de prix. Vous pouvez demander à l’avance si cette prestation est gratuite et si les contrôles envisagés risquent de laisser une trace sur un objet.

Rachat à domicile
Rendez-vous au cours duquel un acheteur se déplace pour examiner vos biens. Préparez les objets que vous souhaitez faire estimer et gardez-les sous votre regard pendant la pesée et les tests.

Offre ferme
Proposition chiffrée que l’acheteur est prêt à conclure dans les conditions annoncées. Vérifiez quels objets elle comprend et si son montant correspond à la somme qui vous sera effectivement remise.

Reçu de vente
Document constatant la transaction. Il doit permettre de reconnaître les parties, les objets concernés et le montant convenu. Lisez-le avant de le signer et conservez votre exemplaire.

Traçabilité
Possibilité de retrouver les informations sur l’origine et la vente des biens. Le reçu, les descriptions des objets et les documents que vous possédez y contribuent.

Succession
Transmission des biens après un décès. Si des pièces ou des bijoux appartiennent à plusieurs héritiers, clarifiez les décisions à prendre ensemble avant de les vendre.

Comparaison des offres
Consultation de plusieurs acheteurs pour les mêmes objets. Comparez les montants réellement proposés, mais aussi le titre constaté, le poids retenu et la manière dont les pièces, les pierres ou les montres ont été évaluées.

Exemple : un même lot peut contenir quatre valeurs différentes

Imaginons que vous apportiez une chaîne cassée, une bague avec une pierre, un Vreneli et une montre en or. Si l’on pose tous ces objets sur la balance et que l’on annonce un prix unique par gramme, plusieurs informations disparaissent.

La chaîne cassée peut être évaluée principalement pour son alliage d’or, après vérification du titre et du poids. Pour la bague, il faut distinguer le poids de la monture de celui de la pierre et se demander si cette dernière a une valeur propre. Le Vreneli demande d’identifier la pièce et d’apprécier son état avant de décider si son prix dépend uniquement de l’or. Quant à la montre, seule une partie de son poids correspond éventuellement à de l’or ; son modèle et son état peuvent compter davantage que sa quantité de métal.

Une offre intelligible vous permet donc de retrouver le raisonnement appliqué à chacun de ces objets. Vous savez ce qui est acheté pour son métal, ce qui est estimé comme pièce ou comme montre, et quelle somme correspond à l’ensemble.

Préparer une estimation à Lausanne

Avant un rendez-vous, vous pouvez séparer les bijoux cassés des pièces et des montres, relever les marques que vous arrivez à lire et réunir les certificats ou factures disponibles. Pendant l’examen, demandez quel titre et quel poids sont retenus pour chaque catégorie. Si un objet vous semble ancien ou particulier, signalez-le avant qu’il soit évalué uniquement pour sa matière.

Pour les personnes qui souhaitent faire examiner leurs objets dans la région lausannoise, GS & Fils présente son service et les modalités d’estimation sur sa page dédiée :

https://gs-fils.ch/achat-or/vaud/lausanne/

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